Christine Comeau

Blanc de mémoire

À propos d’insomnie qui engendre l’oubli

Je ne me souviens plus
Quel visage j’ai
Et le tien m’apparaît flou

Tu rêves à l’émancipation
du vertige de vivre
D’être ivre
Au rythme de la blancheur du temps
Omniprésent

Être ivre
Au milieu des constellations sans nom
Être d’oubli et de mémoire

Il ne reste que quelques échos
De tes délires
Au milieu de la nuit

Tu ne peux t’empêcher d’hurler
Ton nom à l’horizon
Et de le questionner
Où peut-on s’abandonner
Sans doute et sans appréhension ?

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