Christine Comeau

Wagon Blues

Wagon Blues consistait à la réalisation de cinq combinaisons et deux caravanes dans l’optique de les mettre en route par l’organisation de deux interventions dans la ville de Charlottetown le samedi 23 août 2014, lors du festival Art in the Open. L’invitation à participation avait été lancée à la communauté par le centre d’art de la Confédération, organisme qui parrainait le projet.

Une petite communauté de créatures nomades, mi humaines mi animales, ont déambulé dans les rues, traînant avec elles leur bagage. Puisque la question de l’enveloppe charnelle en tant que limite et contrainte m’a toujours préoccupée les combinaisons que je confectionne recouvrent tout le corps et deviennent une deuxième peau que les volontaires revêtent. Les participants, trouvés parmi la communauté de Charlottetown, ont donc été initiés à l’attitude performative de ce genre d’interventions dans l’espace public : ils se sont donc transformés, l’espace de quelques heures, en créatures nomades, apeurées devant l’inconnu, mais curieuses de découvrir un monde nouveau et de s’ouvrir à la rencontre de ses habitants. Car derrière leur peur de l’inconnu se cache un désir de rencontre avec les passants.

 

Wagon Blues is a performed installation, a choreographed tableau vivant. It is about the wandering of a small community of nomadic creatures half human half animal dragging with them their caravans and luggages in the city of Charlottetown, during the art festival Art in the Open, august 2014. I was invited by the Confederation Art centre of Charlottetown.

Participants were be introduced to the performative attitude of these kind of interventions (ex: nomadic creatures explorers* discover a new world and they are both curious and frightened) and move into the city in a path traced in advance or random (to be determined).

Wearing these clothes they become a second skin. Participants can acquire an envelope to camouflage their real identity. It will allow them to live a physical and mental experience. It will also allow them to experiment the feeling of being a stranger, an alien. This feeling is often created by the fact of being different from others. This feeling is often accentuated by the gaze of passersby. The costums cover the entire body. The individual becomes a member of a small nomadic community.

 

 

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