Christine Comeau

3000 ans d’errance souterraine

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Les huit tentes brouettes étaient installées dans l’espace souterrain du complexe Desjardins, dans le cadre de l’événement Art souterrain 2012, à Montréal, telle une halte nomade ou un village de tentes. Techniquement parlant, les tentes (voir images en annexe) sont cousues à la machine à coudre, une double couture intérieure est intégrée pour accueillir les goujons qui forment la structure interne. Cette particularité technique permet aux tentes de devenir des constructions stables, immobiles et autonomes. Elles viennent s’insérer dans les brouettes qui sont construites en bois et en fonction de la dimension des tentes. Placées côtes à côte, elles se déploient dans l’espace créant ainsi un véritable tableau vivant.

Un défilé dans l’espace souterrain était organisé le soir de la nuit Blanche. Les participants habitaient non seulement la tente mais aussi les combinaisons et devenaient des réfugiés/créatures trainant leur maison avec eux. Les tentes brouettes étaient par les habitants mêmes (les volontaires/participants). Ainsi, elles engageaint celui ou celle qui les revêt, à un comportement nouveau, caractérisé par le tâtonnement et l’adaptation. En se prêtant au jeu, les participants adoptent des manières d’être autres et intègrent des narrations qui se forment et se déforment peu à peu. Mes tentes multifonctions donnent une grande place au jeu où les participants ne sont contraints à aucune circonscription de leur compréhension, mais plutôt à une expérience sensorielle et physique hors du commun.

Eight wheelbarrow-tents were displayed in the underground of the Complexe Desjardins during the art festival Art souterrain, in Montreal, in february 2012. The pictures and the video was taken during the opening, a part of the event Nuit Blanche.

Travels and passages form an integral part of my artistic practice. To be somewhere else, to reinvent my daily life elsewhere, to stroll, to lose myself in cities’ labyrinths, to wait, to meet people, to invite them to take part in my parades or my interventions, all these movements and these gestures are majorly important in my existence, as well as in my artistic approach. Furthermore, the extensive searches which I undertake in order to discover artistic residencies for the production of my projects (and for myself) are essential in my practice and my daily life. Through these journeys and these meetings, I redefine and reinvent my work and my existence. Travels allow me to move forward, to see more clearly, to adapt to new circles. “The semionaute artist puts the shapes in motion, inventing, with them and through them, journeys during which the self is elaborated while a body of work is being created.” (Nicolas Bourriaud in “The Radicant”). In this spirit, the movement, and the journeys I set out for myself through these movements make me a sémionaute who can settle down anywhere without ever feeling at home.

Video defile 3000 ans

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